Le fantôme de Doña Gracia Mendes

Suzanne et Francesca Abraham sont les dernières descendantes d’une grande famille sépharade. Pourtant, elles ne s’intéressent aucunement à leurs racines juives. Lorsque leur grand-mère Catherine da Costa, une riche new-yorkaise, apprend qu’elle va mourir, elle constate avec une profonde tristesse que les traditions de famille ne lui survivront pas. Son ancêtre de la Renaissance, Doña Gracia Mendes, lui apparaît alors. Délire de femme malade ou fantôme du passé ? Avec un regain d’espoir, Catherine lance ses petites filles sur les traces d’un manuscrit écrit par Dõna Gracia dont les pages sont dispersées à travers l’Europe (Londres, Cordoue, Gibraltar, Venise…). Cette quête transportera les deux sœurs à l’époque de l’Inquisition, sur les pas d’un des personnages historiques les plus fascinants du XVIe siècle. Leur vie en sera à jamais transformée.

Prix : 22€

ISBN : 978-2914084666

Naomi Ragen, l’auteur

Biographie

Naomi Ragen est née en 1949 à Brooklyn (New York) dans une famille juive traditionaliste. Elle étudie la littérature anglaise, la philosophie et l’histoire à la City University de New York. En 1971, elle décide de s’établir à Jérusalem. Naomi Ragen partage alors son temps entre ses enfants et un emploi de journaliste indépendant. Plus tard, elle complète son cursus universitaire par un Master en littérature anglaise à l’Université Hébraïque de Jérusalem.
En 1989, elle publie son premier roman Jephte’s Daughter, où elle décrit le malaise qu’elle ressent à vivre dans un quartier qui devient de plus en plus rigoriste. C’est en 1992, avec son deuxième roman Sotah, qu’elle obtient la reconnaissance du grand public avec plus de 200000 exemplaires vendus aux Etats-Unis et en Israël. En 1998, la traduction de Sotah en hébreu reste en tête des ventes israéliennes pendant plus de 92 semaines consécutives. Depuis, elle a écrit dix autres romans (dont 7 ont été traduits en français). Elle tient une chronique de société très suivie dans le Jerusalem Post. En 2002, elle a été récompensée par le président de l’Etat d’Israël pour sa contribution à la littérature israélienne. Militante active de l’égalité des sexes, elle mène entre autres, depuis 2004, un combat contre la séparation des hommes et des femmes que les plus intransigeants veulent instaurer dans les autobus des quartiers ultra-orthodoxes. Cette action lui a valu le surnom de « Rosa Park israélienne » et a été relayée dans la presse internationale, notamment en France, dans Le Figaro et Libération.

Bibliographie des ouvrages traduits en français :
Sotah (prix Wizo), Fille de Jephté, Le silence de Tamar, Le fantôme de Doña Gracia Mendes, Le serment, Le dixième chant, Les Sœurs Weiss.

Véronique Perl, le traducteur

Diplômée de l’université de Paris IV-Sorbonne en littérature française, Véronique Perl a longtemps enseigné la langue et la littérature françaises dans le secondaire en France, puis à l’université en Grèce. En parallèle, elle s’est consacrée à la traduction littéraire et a traduit, de l’anglais au français L’Architecture des Ozarks d’Arkansas (The Architecture of the Arkansas Ozarks), du grec au français, les romans et essais d’écrivains grecs, tels que Dimitri Dilinos et Ilias Petropoulos. Sotah est le deuxième roman qu’elle traduit de l’anglais, une langue qu’elle a approfondie pendant ses études puis lors des deux années passées en Angleterre.

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